Denis Romanovski

  

THERE'S ALWAYS ONE HORIZON, NEED YOUR HORIZONS

DSC08750A series of performances created under obsession to grasp multiple horizon line: even if it is all clear with your own horizon, can you picture somebody's else horizon?

Minsk, Krakow, Bangkok, Belfast

 

DSC08757THERE'S ALWAYS ONE HORIZON, 2000

Holes are drilled into a long piece of board which corresponds to the varying horizons (eye levels) of the spectators. A stick of black charcoal is inserted into each hole. Using the tool thus created, several dozen lines of horizon are drawn on a sheet stretched out by assistants. A hole is then cut into the sheet, thus uniting all the horizons.  In the consciousness, there is but one horizon, and almost anyone can define it correctly. Just as an abundance of viewpoints converge into one, as one object is represented in many projections, and as everything personal merges into a crowd, so the transition from internal to external is seen as a hole. The hole as a transition is shown as a hole/object.


Denis Romanovski, 2000

Need Your Horizons 2003, 2004

Stilts, ropes, oilpaint, t-shirt, bells,
horizon levels of present audience, auction

a transition from collective creation to individual competition (auction bidding)  to money-object transaction.
Thanks special thanks to:  Jan Swidzinski  - for  teaching me to walk on stills; Amanda Coogan and John G. Boheme for professional auctions.

 

 


Phantom Horizon

By Michelle RHÉAUME (Québec), FIX04:

"Denis ROMANOVSKI essaya de créer des conditions où les
gens pourraient expérimenter différentes attitudes en regard
de la situation. Ainsi, ils pourraient comparer leurs
relations pendant qu’ils coacteraient et découvriraient
ensemble divers modes de communication. Cette action
fut réalisée en collaboration avec J. BOEHME agissant
à titre d’encanteur. L’action comportait deux parties,
deux temps, deux mesures.
1er acte : ROMANOVSKI arrive dans l’espace de la galerie
vêtu d’un smoking. Il retire sa veste et, déposée
sur un cintre, la remet à une spectatrice en lui demandant de la tenir pour lui durant l’action. Elle accepte.
Sous son veston, il arbore un simple T-shirt de coton blanc. Au centre de la galerie, on peut distinguer deux
grandes échasses faites de bois. Il demande cette fois à un spectateur de tenir ses échasses en position verticale.
Il y consent. Il se dirige dans ma direction, prend ma main et enroule une ficelle autour de mon annulaire
qu’il me dit de positionner tout près de mon oeil gauche. Il attache ensuite l’autre extrémité de la ficelle à l’une
des échasses, tirant de ce fait un trait dans l’espace.
Il répète ce geste avec une dizaine de personnes de manière à former un cercle aux rayons centrifuges, puis il
revient vers moi. Cette fois-ci, une palette de couleurs à la main, il me demande quelle est ma couleur favorite. Je
réponds : « Orange. » Il trempe alors une petite éponge dans cette couleur et peint ce qui constitue ma nouvelle
ligne d’horizon, qu’il a si bien ficelée. Il répète la même procédure auprès des autres participants. Une fois toutes
les ficelles peintes, il enfourche les échasses, ce qui le soulève à deux pieds du sol. Il piétine quelques fois sur
place, question de trouver son équilibre. Puis il commence à tourner sur lui-même, nous obligeant à avancer, à
nous rapprocher de plus en plus, jusqu’à ce qu’il y ait un contact physique avec lui. Une fois qu’il nous a tous
détachés et que nous nous sommes éloignés, participants et spectateurs sont à même d’apprécier ce qui est maintenant
un superbe T-shirt affichant les impressions laissées par les lignes d’horizon multicolores du public. Cet
artefact est le produit d’une action collective qui unissait les énergies individuelles.
2e acte : L’artefact est maintenant mis aux enchères par John BOEHME. Dès son entrée dans l’arène, avec sa
carrure et son charisme imposant, il prend toute la place. C’est avec beaucoup d’aisance et d’humour qu’il incarne
maintenant l’encanteur. Il s’avère un très bon marchandeur, attendant le bon moment pour abdiquer. Il
fait monter les enchères jusqu’à 67 livres. Il collecte le butin, puis demande de le faire circuler entre les mains
de l’auditoire, pour finalement aboutir dans la caisse du bar afin de payer la tournée générale.
Créativité collective, compétition, tentation, échange puis offrande, voilà les énergies qui furent utilisées
comme matériel pour sa performance. Ce que ROMANOVSKI tente de démontrer, c’est que la matière même de la
communauté passe par la nature individuelle de l’humanité."